Les carnets de Fontsainte

Depression

F — 2 décembre 2007

Les jours sont le mur des vengeances sans courage

J’ai des menaces pour les ouvriers de la première heure

Quelle est cette hostilité que je sens dans le doute

Quelle est cette souffrance qu’il y a dans l’avenir des ondes ?

Quelle est cette morgue des pensées que vous appelez conscience ?

Que vaut cette audace de délateurs alors que les morts ne s’oublieront plus parmi les purs ?

J’ai des certitudes faites de songe comme Venise tient sur des rondins de bois dans la boue –

J’ai des audaces dans le vent et le matin –

Que me vaudra cette patience maladive des œuvres dans les limbes ?

La Comédie me détrompe et je détrompe la Comédie

La femme est un monstre de douceur une condensation de la possibilité de vie

J’attends de la femme qu’elle m’oblige à mourir dans la misère et l’amour infondé des choses

Comme il est facile d’écrire des poèmes –

C’est la pâque pour les monstres qu’on me relise les testaments parmi les déflagrations de la ville

Qu’on me relise mon A.D.N. et mes titres ignobles

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