Rituels
Allumer la lampe de chevet et une cigarette. Eteindre les autres lumières une à une, celles du couloir, celles de la ville, celles des étoiles. Eteindre encore son intelligence inquisitrice, celle du comptable, celle du courtisan, celle du prédateur.
Se laisser envelopper par les volutes baroques de la connaissance, celle de l’amour, celle du voyage, celle du bouquet : contempler alors le vase où repose la rose qui agonise.
Ne s’attendre à rien. Ne plus regarder l’infatigable horloge, la laisser toute à son œuvre d’oubli. C’est l’heure de rien. C’est l’heure de la connaissance par la rose. Luxe que cela.
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