Le blog de Lionel Duvoy

Diderot - Essai sur la vie de Sénèque le philosophe, sur ses écrits et sur les règnes de Claude et de Néron

Lionel Duvoy — 16 novembre 2007

De l’apologie de l’épicurisme, Sénèque passe à l’apologie de la philosophie en général. Combien j’ai été satisfait, en lisant les chapitres 17 et 18, d’y trouver les mêmes impertinences adressées à Sénèque, et par les mêmes personnages, que de nos jours. On lui disait, comme à nos sages : « Vous parlez d’ une façon, etc. » Voici comment on attaquait autrefois le stoïcien Sénèque, et la manière dont il se défendait. « Si donc un de ces détracteurs de la philosophie vient me dire, etc. » Tout ce qui précède, tout ce que j’omets, tout ce qui suit, est très beau. Quand on cite Sénèque, on ne sait ni où commencer, ni où s’arrêter. Les philosophes modernes pourraient dire à leurs détracteurs, ce que le sage de Sénèque disait aux siens : « Ne vous permettez pas de juger ceux qui valent mieux que vous, etc. » (XCI- XCII)

Lionel Duvoy — 9 novembre 2007

Selon Laruelle :
Universalisme = “solution finale”
Or, “solution finale” au sens historique = Shoah.
Laruelle veut-il comprendre le glissement qui fait tomber l’Universalisme abstrait dans l’horreur historique de la Shoah ? Le déclic ?
Laruelle est terrorisé par la totalité, la fermeture du monde sur lui-même.
Il craint peut-être que le mondialisme économique soit la source d’un nouveau totalitarisme, mais cette fois à échelle mondiale.
Cependant, il pose, couche sur couche, deux dimensions : Histoire des idées humaines et Histoire des peuples, sans jamais distinguer la “pensée”, l’intuition de “l’esprit”, de la dialectique historique.
Il n’a rien dépassé du tout et fonde son oeuvre sur la volonté de rester entre deux étapes sans jamais en sortir.
C’est à la mode.